14/11/21

La COP26 se termine par un accord de « compromis » sur le climat, mais ce n'est pas suffisant, selon le chef de l'ONU

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Après avoir prolongé d'un jour supplémentaire les négociations sur le climat de la COP26, près de 200 pays réunis à Glasgow, en Écosse, ont adopté samedi un document final qui, selon le Secrétaire général de l'ONU, reflète les intérêts, les contradictions et l'état de la volonté politique dans le monde aujourd'hui. « C'est une étape importante mais ce n'est pas suffisant. Nous devons accélérer l'action climatique pour maintenir en vie l'objectif de limiter la hausse de la température mondiale à 1,5 degré », a déclaré Antonio Guterres dans une déclaration vidéo publiée à l'issue de la réunion de deux semaines.


Le document final, connu sous le nom de « Pacte de Glasgow pour le climat », invite 197 pays à rendre compte de leurs progrès en matière d'ambition climatique l'année prochaine, lors de la COP27, qui se tiendra en Égypte. Le document final consolide également l'accord mondial visant à accélérer l'action sur le climat au cours de cette décennie. Dans le même temps, le président de la COP26, Alok Sharma, a eu du mal à retenir ses larmes après l'annonce d'un changement de dernière minute, opéré par la Chine et l'Inde, visant à adoucir le langage diffusé précédemment dans un projet de texte sur « l'élimination progressive de l'énergie au charbon et des subventions inefficaces aux combustibles fossiles ». Tel qu'adopté samedi, le texte a été révisé pour « réduire progressivement » l'utilisation du charbon.


Sur l'épineuse question du financement des pays développés à l'appui de l'action climatique dans les pays en développement, le texte souligne la nécessité de mobiliser le financement climatique « de toutes les sources pour atteindre le niveau nécessaire à la réalisation des objectifs de l'accord de Paris, y compris en augmentant sensiblement le soutien aux pays en développement parties, au-delà de 100 milliards de dollars par an ».